Wall Street: sans direction claire, le commerce pèse encore
information fournie par Zonebourse 27/03/2025 à 17:30
A la mi-journée, le Dow Jones recule de 0,1% à 42.414,9 points, tandis que le Nasdaq Composite avance de 0,2% à 17.942,4 points.
Les inquiétudes concernant l'effet des surtaxes américaines sur les voitures étrangères suscitent beaucoup de prudence chez les investisseurs et pèsent sur le sentiment de marché.
Alors que les investisseurs espéraient depuis le début de la semaine un apaisement des tensions commerciales, le président américain a frappé fort hier en officialisant une surtaxe de 25% sur toutes les voitures qui ne sont pas fabriquées aux Etats-Unis.
Washington a justifié cette escalade, qui avait déjà conduit Wall Street à finir dans le rouge mercredi, par sa volonté de taxer les pays qui volent les emplois et les richesses des Américains.
Les analystes se gardent toutefois bien de s'avancer sur les éventuels avantages que les entreprises et salariés américains auraient à tirer de ces nouveaux droits de douane, mettant plutôt en avant leurs effets pernicieux sur le prix des véhicules et les pressions inflationnistes.
D'après les calculs des analystes, ces tarifs pourraient conduire à une augmentation entre 5.000 et 10.000 dollars du prix moyen des voitures commercialisées aux Etats-Unis.
Les constructeurs automobiles américains, qui s'approvisionnent beaucoup en pièces détachées au Mexique, sont eux-mêmes résolument hostiles à ces droits de douane.
L'action GM décroche ainsi de presque 7%, tandis que Ford perd autour de 2%.
Cette mesure protectionniste intervient surtout alors que les données économiques sont moins encourageantes depuis le début de l'année, faisant redouter une éventuelle récession.
La question, encore et toujours, reste de savoir si la crispation des relations commerciales est de nature à avoir des répercussions négatives sur l'économie mondiale.
D'après les calculs des stratèges de Citi, une hausse généralisée de 10% à 15% des droits de douane américains, qu'ils considèrent comme le scénario le plus probable, pénaliseraient d'environ 5% les bénéfices des sociétés américaines.
Du côté des indicateurs, le PIB des Etats-Unis a augmenté de 2,4% en rythme annualisé au quatrième trimestre, selon le Département du Commerce, qui avait annoncé une croissance de 2,3% en estimation précédente il y a un mois.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont quant à elles enregistré une légère baisse lors de la semaine au 22 mars, à 224.000 contre 225.000 (révisé) la semaine précédente, selon le Département du Travail.
Dans ce contexte, les investisseurs se tournent massivement vers les valeurs refuge et notamment vers l'or qui vogue vers de nouveaux records au-delà de 3065 dollars l'once.
A la veille des chiffres de l'inflation PCE aux Etats-Unis, les rendements obligataires se tendent, celui des Treasuries à 10 ans avançant au-delà de 4,37%.
Sur le marché pétrolier, les cours varient peu, les facteurs géopolitiques étant compensés par l'effet de l'escalade des tensions commerciales sur la demande, le brut léger texan (WTI) avançant de 0,2% à 69,8 dollars.
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